Newsletter 4ème trimestre 2019

Vous trouverez ci-dessous la dernière newsletter commune aux CIED franciliens pour l’année 2019. Bonne lecture!

L’Europe présente son New Green Deal

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté, mercredi 11 décembre devant le Parlement européen, la feuille de route du « Pacte vert pour l’Europe» comprenant des mesures ambitieuses pour faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone d’ici à 2050. Il s’agit d’un acte historique, l’équivalent du premier pas sur la lune selon les mots de la présidente von der Leyen.

Le Pacte vert se présente sous la forme d’initiatives, législatives ou non, que la Commission souhaite présenter au cours des prochaines années. Pour répondre à l’urgence des défis climatiques, toutes les politiques de l’Union seront concernées : énergie, transports, agriculture, environnement, biodiversité et qualité de l’air, ou encore les industries fortement émettrices de carbone telles que la sidérurgie et le bâtiment.

À terme, au moins un quart du budget européen devrait être consacré à cette transition écologique. ‘Il faudra des investissements à hauteur de 260 à 300 milliards d’euros par an, publics mais surtout privés’ a précisé Frans Timmermans, vice-président de la Commission chargé du Pacte vert. Un “mécanisme pour une transition juste” sera créé afin d’aider les régions les plus dépendantes des énergies fossiles et à adapter leur modèle énergétique. La Commission souhaite que ce mécanisme – qui comprendra notamment un « Fonds pour une transition juste » mis en œuvre dans le cadre de la politique de cohésion et qui s’appuiera sur des sources de financement issues tant du budget de l’UE que de la BEI pour mobiliser les ressources publiques et privées nécessaires – puisse contribuer à l’effort général à hauteur de 100 milliards d’euros.

Le coup d’envoi de la mise en œuvre concrète de ce pacte sera la présentation d’une proposition de législation sur le climat par la Commission en mars 2020, entérinant l’objectif de neutralité carbone pour 2050. Ainsi, l’Union européenne sera en ordre de marche avant la COP26 de Glasgow qui se tiendra fin 2020. En parallèle, un «pacte climatique» sera présenté afin de donner un rôle aux citoyens dans la conception des nouvelles mesures, favorisant des actions au niveau local et promouvant l’échange de bonnes pratiques.

La France a salué la présentation du « Pacte vert » et s’est félicitée du soutien de la Commission à deux idées défendues par la France :

– celle d’un mécanisme d’inclusion carbone européen aux frontières, pour que les efforts de baisse d’émissions imposés aux entreprises européennes s’appliquent aussi aux entreprises étrangères qui exportent dans l’Union.

– celle que les normes environnementales et le respect de l’accord de Paris s’imposent dans  tous les nouveaux accords commerciaux de l’UE, afin que les partenaires commerciaux de l’Union ne puissent pas accéder au marché européen s’ils ne respectent pas ces engagements.
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L’Europe dans nos territoires

Baudouin Baudru, Copyright: Commission européenne en France

L’Europe en Seine Saint-Denis

Vendredi 8 novembre, à l’occasion des 30 ans de la chute du mur de Berlin, le Département a souhaité rendre l’Europe plus palpable pour ses citoyen·ne·s. En rappelant par exemple l’importance du Fonds social européen dans les actions autour de l’emploi sur le territoire. Visite guidée sur les traces de cette « Europe au coin de la rue… »

Mme Berrahma esquisse un sourire apaisé. « Je viens de retrouver un emploi comme agente à la ville de Paris. Je suis soulagée. Quand je suis arrivée en France en 2017 avec ma fille, je ne connaissais pas grand monde. Le PIE de Tremblay m’a énormément aidée ».
PIE pour Projet Insertion Emploi : ces structures municipales sont pensées pour accompagner les personnes au RSA (Revenu de Solidarité Active) et donc souvent dans une situation précaire. « Avec elles, nous travaillons à lever leurs freins vers l’emploi, qui sont parfois liés à l’accès à l’emploi, mais aussi au logement, à la santé ou encore à la garde des enfants », détaille Laetitia Bobucki, responsable du PIE de Tremblay.

En 2018, cette structure composée de 6 professionnels peut se prévaloir d’un taux de 11 % de « retour vers l’emploi », dont 37 % vers un emploi durable (CDD de plus de 6 mois ou CDI).
Des suivis qui se font grâce à des fonds municipaux, départementaux, mais aussi européens. Au nom de la solidarité, l’Union européenne intervient en effet de façon importante dans les territoires présentant des difficultés économiques et sociales. « Entre 2014 et 2020, le Fonds social européen a versé 39,7 millions d’euros à la Seine-Saint-Denis et 950 000 euros au titre de l’Initiative Emploi jeunes (à destination de jeunes ne se trouvant ni en études, ni en emploi, ni en formation) », rappelait ainsi Baudoin Baudru, chef de la représentation de la Commission européenne en France.

VISAGE TANGIBLE DE L’EUROPE

Invités en Seine-Saint-Denis à l’initiative du département, ce représentant européen et la secrétaire d’État chargée des affaires européennes Amélie de Montchalin ont ainsi assisté à des tables rondes le matin avant de visiter trois structures partiellement financées par des subsides européens : l’Institut européen de recherche et de formation, qui propose notamment des stages professionnels à l’étranger pour des jeunes demandeurs d’emploi du territoire, les Compagnons du Devoir à Pantin, et donc le PIE de Tremblay…
Et si l’action de l’Europe en Seine-Saint-Denis est cruciale concernant les politiques d’emploi, elle ne se limite pas qu’à cela : le dispositif ACTE en direction de collégiens temporairement exclus ou les subventions à des associations faisant la promotion de la mobilité européenne comme Parcours le Monde à Pantin sont d’autres exemples. « Trop souvent, l’Union européenne manque de représentations concrètes. Là, de tels dispositifs lui donnent un visage tangible. Nous espérons donc que ces politiques volontaristes se poursuivent. La région Ile-de-France dans son ensemble est peut-être la plus riche de France, mais elle est aussi marquée par les plus grandes inégalités. Il faut prendre en compte cette spécificité de la Seine-Saint-Denis », expliquait ainsi le président du département Stéphane Troussel.
A l’heure où le Fonds Social Européen doit en effet devenir FSE+ et diversifier ses actions, les acteurs du département redoutent en effet une baisse des co-financements de l’Union européenne. Fixée jusqu’ici à un plancher de 44 %, la participation européenne pourrait en effet passer à 40 % sur le prochain plan européen, couvrant la période de 2021 à 2027.
« La région peut paraître riche mais si on zoome, on s’aperçoit que tout n’est pas homogène. Certains territoires ont des caractéristiques et donc besoin qu’on s’adapte à ces caractéristiques. », a elle aussi plaidé la secrétaire d’État Amélie de Montchalin.

SUR-MESURE

Autres besoins formulés par les participants à cette journée : le souhait d’une plus grande simplification administrative. « Je passe énormément de temps dans la paperasse, à justifier des choses qui sont d’une aberration totale. Ca nous fait perdre de l’énergie et ça crée parfois un déficit de trésorerie. A l’heure actuelle, on a ainsi dû avancer la moitié de notre budget parce que la subvention européenne qui nous revient n’a pas encore été perçue », expliquait Stéphanie Poinsot, directrice de C2DI 93. Présent dans le département depuis 2001, cet organisme, basé à Aulnay-sous-Bois et depuis octobre dernier à Rosny-sous-Bois, met en relation des entreprises ayant des besoins sur des postes peu ou pas qualifiés avec des personnes en grande précarité, en recherche d’emploi. Pour des débouchés assez probants : près de la moitié des personnes suivies (350 à l’année) se retrouvent ainsi en CDD de plus de 6 mois ou CDI.
« Ce que j’ai vu aujourd’hui est une fois de plus la démonstration qu’il faut faire du sur-mesure pour que ça marche », concluait de son côté Baudoin Baudru avant de repartir à Bruxelles. Et toute la Seine-Saint-Denis espère ainsi que le sur-mesure dure…


L’Europe à Paris

Depuis 2002, la Ville de Paris soutient à travers son LABEL PARIS-EUROPE  des projets montés par des associations loi 1901, ONG, fondations, lycées, collèges ou écoles élémentaires parisiennes développant la richesse et la diversité culturelle, linguistique et citoyenne de l’Europe et de ses institutions.

Les projets financés impliquent un ou plusieurs partenaire.s issus des pays de l’Union européenne et les pays suivants : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Islande, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro, Norvège, Serbie et Suisse.

Ils peuvent durer jusqu’à 24 mois et favorisent une meilleure compréhension du projet européen et ses valeurs à travers : la participation citoyenne et l’engagement collectif, la pluralité culturelle et linguistique, la lutte contre les discriminations, l’économie sociale et solidaire, les échanges éducatifs et le numérique…

Les montants accordés sont entre 1 000 et 10 000€ dans la limite de 50% du budget global du projet (enveloppe totale : 80 000€ / an).

Cette année, les candidatures seront ouvertes du 1er octobre au 20 décembre 2019 (avant minuit). Les candidats peuvent poser des questions à l’adresse sg-labeleurope@paris.fr. Si ces questions ont un caractère général, les réponses seront publiées sur la page du Label Paris Europe 2019 sur www.paris.fr


L’Europe dans le Val d’Oise

Le 3 décembre, le Centre Information Jeunesse du Val d’Oise a célébré les 40 ans de l’Information Jeunesse sur le département !
Soutenu par le Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse, le Conseil Départemental, l’Agglomération de Cergy-Pontoise, cet événement festif a rassemblé plus de 130 participant.es du Val d’Oise, d’Ile-de-France et de plus loin…

Les jeunes et les professionnel.les ont pu participer à des ateliers comme un escape game sur l’éducation aux médias “Escape News”, des activités linguistiques et interculturelles menées par une volontaire slovaque, du rétrogaming et des activités créatives de customisation dans un espace mini-lab.
Puis après un “Just Dance” géant sur la place des arts organisé par une association étudiante, les discours officiels ont marqué l’ouverture de la cérémonie.
La suite de l’événement a été rythmée par des scènes d’improvisation théâtrale, des témoignages de partenaires associatifs et de jeunes, des expositions dont une retropsective des actions du CIED depuis 2005, un spectacle de théâtre, un DJ set, et bien entendu un gâteau avec des bougies…

Soutenu également par l’Union européenne pour son Centre d’information Europe Direct, le CIJ fêtera l’année prochaine les 15 de ce label attribué par la Commission européenne.


L’Europe dans les Yvelines


Mieux que Greta? Voici le Lobby de Poissy!

310 enfants scolarisés à travers une dizaine de pays européens (Allemagne, Croatie, Espagne, Finlande, France, Italie, Pologne, Portugal, République Tchèque, Suède) ont produit ensemble la première déclaration européenne des droits de la planète. Le texte est présenté aujourd’hui au Président du Parlement européen, David Sassoli, et aux eurodéputés réunis à Strasbourg.

Ces enfants de 10 à 16 ans sont encadrés par une trentaine d’enseignants issus de toute l’Union européenne et travaillent depuis plus de 9 mois à édifier ensemble la première déclaration européenne des droits de la planète poursuivant un même objectif : éveiller les consciences en proposant un texte de référence porté par la jeunesse européenne.

Le texte de cette déclaration bénéficie de l’accompagnement de Yann Aguila, avocat à la Cour et co-rédacteur du pacte mondial pour l’environnement. Il comporte 18 articles s’articulant autour de 10 thématiques réparties par pays:

– Agriculture et énergie (Suède)
– Alimentation et 0 déchets (Italie)
– Alimentation et pollution (Finlande)
– Energie, déchet et alimentation (Allemagne)
– Énergie fossile et forêt (Pologne)
– Peuples premiers et impacts de la technologie (France : métropole, Guyane, La Réunion)
– Pollution des océans (Portugal)
– Pollution lumineuse et biodiversité (Croatie)
– Pollution plastique et déchets (Espagne)
-Protection des océans (Polynésie française)

Pour Baudouin Baudru, Chef de la Représentation de la Commission européenne en France « ce projet c’est un véritable exemple de ce que l’Europe est et doit continuer d’être : la rencontre d’européens de plusieurs pays qui réfléchissent ensemble à construire des solutions pour un avenir meilleur ». C’est donc naturellement que la Commission européenne a soutenu et accompagné cette initiative française sans précédent, l’aidant à se muer en une véritable aventure européenne en mettant notamment en lien les différentes écoles et acteurs institutionnels européens participant au projet. Une délégation de 60 élèves accompagne aujourd’hui la présentation du texte au Parlement européen : une étape décisive pour la consécration de leur travail collectif dont l’objectif est de demander la ratification du texte par les pays concernés.

Ce projet est initié par le Lobby de Poissy, une junior association créée en 2018. Au départ ils sont une dizaine d’élèves de l’école Montaigne à Poissy, sensibilisés à l’écologie en CM2. La rencontre avec le scientifique Hubert Reeves joue alors un rôle clé auprès des élèves. Encadrés par leur enseignante, les enfants ont lancé ce projet de déclaration.


Evenements à venir

L’Europe à la barre s’installe à la région Ile de France

Et si la meilleure façon de défendre l’Europe était d’en faire le procès ? 

Le spectacle L’Europe à La Barre est un procès théâtralisé, une pièce où s’entremêlent fiction et réalité, où l’humour se distille dans le sérieux d’un propos et où de vrais témoins viennent s’exprimer devant de faux hommes de lois.

L’Europe est accusée : charge aux comédiens d’en prendre la défense ou,au contraire, d’argumenter en sa défaveur.

Chaque représentation fait appel ainsi à deux témoins – des experts européens ou juridiques et des élus locaux – différents d’un spectacle à l’autre, en fonction du territoire d’intervention. La participation de ces témoins extérieurs permet également d’apporter un éclairage précis sur les réalisations concrètes de l’Europe à l’échelle locale. Ici l’Europe s’humanise, devient un objet incarné, avec ses qualités et défauts, dont il est possible d’interpréter les actes.