Newsletter 1er trimestre 2019

Vous pouvez retrouver ci-dessous la 1ère newsletter commune aux CIED franciliens pour le 1er trimestre 2019
 

Retour sur l’actualité:

Une prise d’otage du fait de l’Europe?

Vous avez été plusieurs à nous demander des clarifications suite à un article du Parisien paru le 6 mars dernier concernant la récente prise d’otage à la prison de Condé-sur-Sarthe et qui a malheureusement conduit au décès d’une personne.

Il était indiqué dans cet article que les visiteurs ne pouvaient être soumis à des fouilles systématiques du fait de la réglementation européenne. Ce qui, dans ce cas spécifique, a permis à la compagne du détenu preneur d’otage de faire entrer un couteau en céramique dans la prison en le portant sur elle. Quand on s’intéresse à la fameuse réglementation en question, on se rend compte que l’Union européenne n’a rien à voir avec ce problème. La fameuse réglementation en question est du fait du Conseil de l’Europe. Ou plutôt de son organe judiciaire: la Cour européenne des droits de l’homme. En effet, la question des fouilles sur les prisonniers et les visiteurs a très rapidement fait l’objet de nombreux arrêts de la CEDH afin de voir quels types de contrôle portent atteinte (ou pas) aux droits de l’homme. Pour être plus précis, le dysfonctionnement est issu spécifiquement du droit français. En effet, les fouilles sur visiteurs sont considérés comme des mesures de perquisitions. En France, les mesures de perquisitions ne peuvent être effectuées que par des officiers de police judiciaire. Le problème est que les gardiens de prison ne sont pas considérés en droit français comme des officiers de police judiciaire. Une solution pourrait venir d’un changement statut des gardiens de prison mais une telle possibilité relève de la compétence de l’Etat français. Pour en savoir plus sur les différents types de contrôles possibles en prison, nous vous invitons à lire l’article du Check News de Libération.

L’Europe dans nos territoires

L’Europe dans le Val d’Oise

 
L’Association de Gestion de Fonds Européens et le Centre d’information jeunesse du Val d’Oise / CIED ont signé une convention de partenariat afin d’envoyer des jeunes éloignés de l’emploi en mobilité européenne. L’objectif est notamment de “proposer aux participants qui ont un trop faible niveau en langue ou qui ont un profil très éloigné de l’emploi une mobilité adaptée”.Le CIJ/CIED sera en charge de préparer et accompagner ces publics à travers des ateliers collectifs et des entretiens individuels.  Les types de mobilités proposées aux jeunes valdoisiens sont les suivantes : – SAS chantiers internationaux : celle-ci s’adresse à des jeunes ayant un trop faible niveau en langue pour travailler en entreprise, ou n’étant jamais partis à l’étranger, ou encore des jeunes « en phase » de remobilisation vers l’emploi. Il s’agit de mobilité individuel, d’environ 2 à 3 semaines, dans un pays européen sur des thématiques très diverses. – SAS professionnel : stage professionnel de 3 semaines en Italie, Espagne ou Irlande. Réunion de présentation pour les partenaires du département prévue le 22 mars au matin (de 10h à 12h) pour (re)découvrir le « SAS préparatoire à la mobilité européenne », dans le cadre d’une journée de formation Europe ouverte aux acteurs jeunesse du territoire.

 

L’Europe en Seine-Saint-Denis

 
Le 21 mars dernier, des collégiens de Seine-Saint-Denis sont devenus Députés européens le temps d’une journée Découvrir le rôle d’un Député européen, défendre une idée, convaincre son camarade de changer son point de vue et enfin prendre la parole devant un hémicycle d’apprentis-Députés européens, c’est le jeu de rôle auquel se sont prêtées deux classes de 5ème du collège Jean Vigot (d’Epinay-Sur-Seine et Alfred Sisley de l’Île-Saint-Denis. Préparés par les bénévoles de l’association des Jeunes Européens France et par leurs professeurs, les deux classes ont travaillé sur les enjeux environnementaux et sociaux liés à la la pêche électrique, le glyphosate, la production textile à bas coûts ou l’exploitation des minerais rares. Après une première expérimentation réussie en juin dernier, les collégiens ont à nouveau pu vivre de l’intérieur un débat parlementaire, sur la base des conseils des animateurs ainsi que de fiches de rôle adaptés à leur âge. En fin de journée, ils ont pris place en salle des séances du Conseil Départemental pour défendre et voter, en séance plénière, les amendements issues des discussions en commission thématiques. Les débats ont été animé par deux Députés européens, Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy et Pascal Durand. A quelques semaines des élections européennes du 26 mai, les jeunes apprentis Députés ont ainsi pu convaincre les adultes de leurs entourage de l’intérêt à aller voter !

L’Europe dans les Yvelines

La Maison de l’Europe des Yvelines/Centre d’Information Europe Direct de Saint-Germain-en-Laye a organisé une visite au sein des institutions européennes en partenariat avec le Conseil départemental des Yvelines pour plusieurs conseillers départementaux.Cette visite était notamment l’occasion pour eux de découvrir une partie de l’action européenne au niveau local grâce au Fonds Social Européen. Le département des Yvelines gère ainsi une enveloppe de 16 millions d’€ afin de mettre en place différents projets au niveau local afin de lutter contre le chômage et d’aider à la réinsertion par le travail. Le matin a été consacré à la visite du Conseil de l’Union européenne et à la découverte d’Ile de France Europe, le bureau de représentation et de lobby de la région Ile de France au sein de l’Union européenne. L’après-midi s’est déroulé au centre de visite de la Commission européenne ou les élus yvelinois ont pu assister à la présentation du prochain programme FSE+ ainsi qu’à une présentation plus générale sur le fonctionnement des Fonds Européens Stratégiques et d’Investissement (FESI).

L’Europe à Paris

 
La Maison de l’Europe de Paris, Centre d’Information Europe Direct, s’est rendue dans plusieurs maisons d’arrêt d’Ile-de-France afin d’informer les détenus sur le prochain scrutin européen du 26 mai. Depuis le début de l’année et jusqu’en mai, l’association intervient dans les maisons d’arrêts de Villepinte, Fresnes, Réau et a transmis ses outils à une maison d’arrêt de la Réunion afin d’informer sur la tenue du scrutin européen le 26 mai prochain et ses enjeux. Brexit, migrations, égalité femme-homme, de nombreuses thématiques sont abordées lors de ces échanges dynamiques avec les détenus. Ceux-ci ont le droit de vote mais il est rarement exercé en raison des difficultés à obtenir des permissions de sorties pour le vote ou pour faire des procurations. Cette année, certaines maisons d’arrêt ont obtenu l’autorisation d’apporter des urnes en leur sein pour faciliter le vote. Ces maisons d’arrêt ont en plus décidé de sensibiliser leurs détenus aux enjeux européens en faisant appel à nous. Des interventions pourront être poursuivies après les élections européennes.

A marquer dans vos agendas

26 mai 2019: Élections européennes 2019