C’est un beau bébé Erasmus

Aujourd’hui, on revient ensemble sur un ensemble d’arguments de la secte U*R qui affirme qu’Erasmus pourrait largement exister sans l’Union européenne (UE).

Voyons donc ensemble la plupart des idées reçues en la matière et démontons les de manière lourde, légère, professionnelle (comme d’habitude…).

Démocratisation et pas invention

Tordons le cou immédiatement à une première idée reçue: l’UE n’a pas crée les programmes d’échange universitaire. Elle ne l’a jamais fait et ne le prétend pas.

Aussi loin que l’on remonte, on trouvera toujours une trace écrite d’une personne qui est allé se former dans un autre établissement du pays ou dans un autre pays.

Cependant, l’UE a crée le premier programme d’échange universitaire en terme de nombre de personnes concernées. On estime que plus de 9 millions de personnes ont bénéficié sont partis dans le cadre d’Erasmus depuis sa création. C’est bien plus que n’importe quel autre programme d’échange.

Ce n’est pas l’UE qui a crée Erasmus!

Un autre classique: Erasmus a été crée en 1987. Le terme UE est apparu en 1992 avec le traité de Maastricht. Erasmus est donc antérieur à l’UE. L’UE n’a donc pas crée Erasmus

L’acronyme ERASMUS (European Region Action Scheme for Mobility of University Student) est un acronyme qui, avouons le, pue la classe. Il permet entre autre de rattacher le programme à la personne d’Erasme (philosophe néerlandais de la Renaissance qui a enseigné dans différentes universités d’Europe).

Sauf que le nom originel ne devait pas être ERASMUS mais ERCASMUS. En effet, le nom originel complet originel du programme est EuRopean Community Action Scheme for the Mobility of University Students (soit programme d’action des communautés européennes) comme vous pouvez le constater ici.

Communauté européenne qui est l’ancien nom de l’Union européenne. En effet, si l’on parlait depuis longtemps de l’Union européenne dans la presse et dans les conversations; la forme juridique retenue était la Communauté européenne. D’où le petit logo CE que vous pouvez trouver sur vos appareils préférés.


L’instant histoire et acronyme…

L’UE et les acronymes, c’est une longue histoire d’amour.

Tout a commencé en 1951 avec la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier). En 1957 ont été crée la CEE (Communauté Economique Européenne) et CEEA (Communauté Européenne de l’Energie Atomique). Suite au traité de Maastricht, la CEE est devenue la CE (Communauté européenne). Suite au traité de Lisbonne, la CE est juridiquement devenue l’UE.


Ce qui montre bien la paternité de la Communautés européenne sur le programme ERASMUS.

ERASMUS est donc un rétro-acronyme dont le sens a été changé plusieurs reprises.

Il n’y a pas besoin d’être membre de l’UE pour pouvoir en bénéficier

Cet argument se base sur la méconnaissance des règles de fonctionnement du programme Erasmus+. Pour ceux qui ne veulent pas se plonger dans du technique, vous pouvez vous arrêter ici.

(c) Agence Erasmus+ Education Formation France

En cliquant sur le lien de l’image, vous pourrez visualiser la carte dans sa taille originale.

Il faut faire la différence entre pays programme et pays partenaire.

Un pays programme est un pays qui contribue financièrement au programme Erasmus+. En contrepartie, les différents organismes de ce pays peuvent déposer des projets Erasmus+. Ils peuvent donc accueillir et envoyer des personnes à l’étranger.

Un pays partenaire est un pays qui est autorisé à participer à Erasmus+. Dans ce cas, le gouvernement de ce pays ne paie pas de contribution au budget européen. Les organismes de ce pays ne peuvent pas déposer un projet Erasmus+. Ils ne peuvent que s’associer à des projets portés par des organismes situés dans des pays programmes.

La seule possibilité pour les pour les organismes des pays partenaires d’envoyer leurs ressortissants avec Erasmus+ est dans le cadre d’un partenariat stratégique. Sachant que le partenariat ne prend en charge que des petites périodes à l’étranger dans le cadre par exemple de missions d’observation.

Les organismes des pays partenaires sont donc doublement dépendants de l’Union européenne. Ils ne peuvent rien prévoir par eux-mêmes et doivent obtenir la validation de la Commission européenne sur leur(s) projet(s).

En conclusion

A force de toujours vouloir nier les réalités de l’Union européenne, les u*ristes finissent par se ridiculiser grâce à leurs méconnaissances flagrantes des programmes européens

En cadeau bonus

La réaction d’un militant U*R face à la réalité allant à l’encontre de ses croyances.

https://giphy.com/gifs/homer-simpson-the-simpsons-bush-4pMX5rJ4PYAEM

Crédits photo

Stephanie Pratt (Pixabay Licence)

Vous avez aimé cet article? N’hésitez pas à le partager!